Chutes du Niagara

Définition et enjeux

Portrait de Charles Wagner Charles Wagner Vers le coeur de l'Amérique (Deuxième édition… (1906)

Façon commode de voyager et de considérer les paysages Des sites à peine entrevus à travers le blanc voile des vapeurs, la pensée insensiblement glisse vers le souvenir ou le rêve.
Une vision immense passa dans mon esprit. La vue récente des chutes du Niagara en formait le début. Avec un fracas de tonnerre, la cataracte glauque et blanche précipitait à l'abîme les avalanches de ses vagues sans fin et de ses bouillonnantes écumes. C'était comme une course échevelée, vers le gouffre de myriades de flots dont chacun, au bord du précipice, jetait son cri au moment de prendre son élan.
Source : Gallica

Auguste Guillemin Génération de la voix et du timbre…

Tout le monde sait, au moins par ouï-dire, que les chutes du Niagara produisent un fracas immense et continu qui retentit jusqu'à 80 kilomètres, et qu'elles font trembler le sol environnant ; hommes, barques, chargements de bois, tout ce qu'ont saisi ses rapides est pulvérisé, anéanti dans le gouffre.
Eh bien, ces chutes géantes ont une hauteur de 50 mètres, et au pied de la cataracte, la vitesse théorique de l'eau est de 31 m. 1/3.
Source : Gallica

J.-Jacques Ampère Revue des Deux Mondes

Il y a des gens qui trouvent les chutes du Niagara très inférieures à ce que leur imagination avait conçu. J’en fais compliment à leur imagination. Peut-être qu’en présence de l’objet, leur pensée ne peut concevoir ce que leur vue embrasse. Niagara est, comme Saint-Pierre, plus grand que nature, et par la même raison l’on n’en saisit pas toujours l’ensemble du premier coup. J’ai entendu aussi comparer diverses cascades à Niagara : c’est comparer un lac à l’Océan.
Source : Wikisource

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