Augustin Fournier, En Atlantique : gloires du Portugal (1902)
“ Dans ces grouillements champêtres où l'on devine des paysans robustes, où les bœufs tirent paisiblement la charrue, on voit passer ces petits chevaux de nature arabe qui rappellent les cavales des légendes lusitaniennes, lesquelles concevaient, disent les ballades, dans les airs, emportées par le vent. Lisbonne change d'année en année. L'étranger qui ne la revoit qu'après un certain espace de temps, retrouve de plus en plus sa ville aimée sous les embellissements. On dit en un proverbe, qu'une vieille femme fardée n'est pas comme une vieille ville qui se rajeunit. ”
