Angel Marvaud, Le Portugal et ses colonies, étude politique et économique (1912)
“ Notre mal est une sorte de fatigue morale, la fatigue de tous ceux qui ont cessé de croire. Croire !... Au Portugal, l'unique croyance encore digne de respect est la croyance en la mort libératrice. C'est horrible, mais c'est ainsi. L'Europe nous méprise, l'Europe civilisée nous ignore, l'Europe médiocre, bourgeoise, pratique et égoïste nous déteste, comme on déteste les gens sans honneur et surtout... sans argent. Malgré cela, il y a au Portugal encore beaucoup de noblesse morale ; il y en a au moins assez pour mourir, et il y existe encore des choses bien dignes de sympathie. ”
