Jack London

Jack London

Résumé

Portrait de Jack London Jack London Les Vagabonds du rail (1907)

Toute une bande de vagabonds prenaient, cette nuit-là, le rapide d’assaut. Non seulement je perdis le Suédois dans la bousculade, mais je ratai le train.
J’arrivai un dimanche matin à Réno, en Nevada, dans un fourgon qu’on rangea aussitôt sur une voie de garage. Après déjeuner, je me rendis au campement de Piute pour suivre les jeux de hasard des Indiens. Là se trouvait mon Suédois, qui se passionnait à regarder les parieurs. Ni l’un ni l’autre n’avions de relations dans cette région ; aussi nous passâmes la journée ensemble comme un couple d’ermites.
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Portrait de Jack London Jack London Les Vagabonds du rail (1907)

Je trouvai le wagon en question, un immense frigorifique, avec la porte ouverte pour l’aération. Je grimpai dedans, marchai sur la jambe d’un homme, puis sur le bras d’un autre. Dans la demi-obscurité je distinguais seulement des bras, des jambes et des corps dans un pêle-mêle inextricable. Jamais je n’avais vu une telle confusion de corps humains. Tous les hommes étaient allongés dans la paille, par-dessus, par-dessous, et enlacés l’un autour de l’autre. Quatre vingt-quatre robustes vagabonds étendus de tout leur long tiennent de la place !
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Portrait de Jack London Jack London Les Vagabonds du rail (1907)

L’homme résiste, mais il est pour ainsi dire immobilisé. Les gosses du rail fondent sur lui de toutes parts, s’accrochent aux bras, aux jambes et au corps de leur victime comme des loups attaquant un élan. Kid-le-Barbier se pend au cou du bonhomme et continue à tirer par-derrière. L’autre s’effondre par terre, sous le tas de vagabonds. Kid-le-Barbier change alors de position, mais sans lâcher sa proie. Tandis que certains fouillent l’individu, les autres lui tiennent les jambes pour l’empêcher de ruer. Pour plus de sûreté, ils déchaussent l’homme, vaincu à présent.
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