Jack London,
Les Vagabonds du rail
(1907)
“ Toute une bande de vagabonds prenaient, cette nuit-là, le rapide d’assaut. Non seulement je perdis le Suédois dans la bousculade, mais je ratai le train. J’arrivai un dimanche matin à Réno, en Nevada, dans un fourgon qu’on rangea aussitôt sur une voie de garage. Après déjeuner, je me rendis au campement de Piute pour suivre les jeux de hasard des Indiens. Là se trouvait mon Suédois, qui se passionnait à regarder les parieurs. Ni l’un ni l’autre n’avions de relations dans cette région ; aussi nous passâmes la journée ensemble comme un couple d’ermites. ”

