Rudyard Kipling

Rudyard Kipling

Résumé

Portrait de Rudyard Kipling Rudyard Kipling,  Lettres de voyage (1922)

“ Et pendant que vous regardez, les creux des pâturages se remplissent, se vident, puis se remplissent et se vident de nouveau. Les rochers rappellent un instant le flanc nu d’un vaisseau chassé par la tempête, puis blanchissant, disparaissent de la vue. Près de la grange, du côté sous le vent, dansent d’irresponsables démons de la neige, là où trois rafales se rencontrent, ou bien vont en titubant jusqu’au large où ils sont immédiatement abattus par le grand vent. Au plus fort de la tempête il n’y a ni ciel ni terre, mais seulement un tourbillon fou qui pourrait brasser un homme. ”
Source : Gutenberg

Portrait de Rudyard Kipling Rudyard Kipling,  Lettres de voyage (1922)

“ Là-bas, au sud où ne vont jamais les vaisseaux, c’est-à-dire entre le talon de la Nouvelle Zélande et le Pôle Sud, il existe une marine qui montre un bateau à vapeur essayant de se rajuster au milieu de l’entre-deux des lames monstrueuses ; la lueur moite du jour mourant vient plus de l’eau que du ciel, et les vagues paraissent incolores à travers la bruine, seules deux ou trois crêtes blanches, côté du vent, émergent brusquement de la brume le long du flanc ruisselant du navire. ”
Source : Gutenberg

Portrait de Rudyard Kipling Rudyard Kipling,  Lettres de voyage (1922)

“ Aujourd’hui, l’espace laissé entre les lignes, les entêtes, les annonces de journaux canadiens, l’apparence extérieure de la première page qui ressemble à un damier de jeu d’échecs, et qui devrait être un beau dessin quotidien, le papier de pulpe, si cassant, la typographie disposée à la machine, tout cela est aussi « standardisé » que les wagons de chemin de fer du Continent. En vérité, lorsqu’on parcourt une pile de journaux canadiens, c’est comme si l’on essayait de retrouver sa couchette à soi dans un train à couloirs. ”
Source : Gutenberg

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