Résumé

Charles Joly Note sur le Parc national de Yellowstone aux États-Unis

Quand la nature nous offre un temple semblable, où le poète et le penseur se sentent pénétrés jusqu’au fond de l’âme et saisis d’une muette admiration devant la majesté d’un si grand spectacle [1] , ce qu’il faut surtout, c’est du repos et du silence : il est odieux de voir, autour de soi, toutes les petitesses humaines venir s’étaler sous nos yeux sous forme d’hôteliers, de tourniquets et de cicérones rapaces : ceux-là me comprendront qui ont vu Constantinople, Pompéi, Saint-Pierre de Rome, ou toute autre grande œuvre de l’art ou de la nature.
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Charles Joly Note sur le Parc national de Yellowstone aux États-Unis

La carte ci-jointe (fig. 1) donnera de suite une idée de ce qu’on appelle aux États-Unis « Le Parc national » : cela paraîtra bizarre, au premier abord, à ceux qui prennent pour des promenades les squares si limités de la Ville de Paris ; mais au delà de l’Atlantique, on voit et on fait grand : il ne faut pas juger les choses de l’Amérique avec nos idées étroites et nos petites querelles de mur mitoyen : nous avons affaire là à un tout autre monde, à des fleuves, à des prairies, à des chemins de fer, à une production agricole, en un mot, à un continent tout différent du nôtre.
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Charles Joly Note sur le Parc national de Yellowstone aux États-Unis

Si la première partie du parc, celle du Nord-Ouest est intéressante comme preuve évidente des feux souterrains qui couvent sous l’écorce terrestre et ébranlent par intervalles certaines parties de notre globe, comme nous l’avons vu récemment à Ischia, la partie orientale présente des scènes qui reposent la vue et l’odorat des vapeurs sulfureuses qu’on a respirées à chaque pas.
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