M. Sand, Six mille lieues à toute vapeur
“ Ils viennent d’avoir vingt jours de brouillard. Ils se pavanent sous un soleil de douze degrés, et dans un mois ils auront de la gelée ! Où es-tu, mon gros bon soleil de la Mitidja, avec tes parfums de myrte et d’oranger ? Ici tout sent la morue. Sur les cailloux du rivage où elle sèche, sur la tourbe où elle pourrit, sur les perches où elle pue, il y en a partout. On la respire à trois lieues à la ronde. Toute l’île n’est qu’un laboratoire pour préparer, conserver et expédier la morue. Du reste pas un arbre, pas un arbuste qui dépasse vingt ou vingt-cinq centimètres. ”
