Christophe Allard

Élements biographiques

Christophe Allard Promenade au Canada et aux États-Unis (1878)

Maintenant c'est une ville magnifique, posée en dominatrice à l'extrémité sud-ouest de cet immense lac Michigan que sillonnent des milliers de bateaux marchands, entrepôt des bois et des fourrures du Nord, des grains de tous les États environnants, trait d'union du commerce de l'Ouest et de l'Est, de San-Francisco et de New-York, du Pacifique et de l'Atlantique, de l'Asie et de l'Europe. Elle s'est élevée, d'un bond pour ainsi dire, du petit village à la ville de plus de 500,000 âmes, et est par sa position la vraie capitale des États-Unis.
Source : Gallica

Christophe Allard Promenade au Canada et aux États-Unis (1878)

Saratoga est l'endroit où se donne rendez-vous tout ce qu'il y a de beau monde en quête de distractions, de misses en quête de mari à la mode, de lancy women en quête d'emploi. C'est une ville d'eaux où l'on vient pour voir et être vu, où l'on étale un luxe insensé tel qu'on n'en rencontre nulle part ailleurs, et où on prend les eaux quand on en a le temps. Il y a là les plus beaux hôtels du monde, des palais aux dimensions inusitées, dont l'un, où nous sommes descendus, contient 1,200 chambres. En réalité, si l'on vient en Amérique pour voir des monuments, il n'y a que les hôtels à étudier.
Source : Gallica

Christophe Allard Promenade au Canada et aux États-Unis (1878)

La fumée monte au ciel presque droite, et il semblerait, quoique nous filions nos 13 nœuds à l'heure, que le bateau s'avance mollement. Mais c'est au crépuscule que le spectacle a revêtu le plus grand et le plus sublime caractère qui se puisse rêver. Pendant que devant nous le soleil s'abîmait dans un horizon d'or, la lune,
presque aussi brillante, s'élevait majestueusement derrière le bateau, et l'œil hésitant, émerveillé, ne savait sur lequel s'arrêter de ces deux tableaux qui se déroulaient simultanément à l'avant et à l'arrière.
Source : Gallica

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