Jean-Baptiste Lagacé,
Mon voyage autour du monde
“ Sous un soleil de plomb que des vapeurs rendent plus pénibles, nous approchons de l’équateur. La nuit tiède, peut-être trop tiède, permet cependant de se refaire des accablantes chaleurs du jour. À dix heures, comme nous allions regagner nos cabines, après avoir prolongé la sieste sur le pont, M. Bernard, accoudé au bastingage, jeta un cri d’émoi : « Venez donc voir ! » Nous accourons. La proue du navire, en fendant l’onde, comme une charrue le sol, faisait rejaillir des lueurs mouvantes de vert et de soufre. ”
