Ernest Duvergier de Hauranne,
Revue des Deux Mondes
“ On s’arrête, on vire de bord, et nous naviguons au milieu de l’archipel dispersé à l’extrémité nord-ouest du lac Huron. On dit que par un temps clair ce passage est ravissant. Le lac s’entoure de ce côté d’une ceinture d’îles vertes ; la côte apparaît au loin dans les intervalles. Je vous en parle par ouï-dire, car je n’ai moi-même qu’entrevu les plus prochaines comme de vagues fantômes. Une fois pourtant nous entrâmes dans une passe étroite, entre deux rivages granitiques parsemés de roches brunes et revêtues de forêts de pins. ”
