L. Simonin, Les Grands Lacs de l’Amérique du Nord - Souvenirs de voyages
“ Nous ne parlons pas des coups de vent qui balaient à certaines époques ces immenses étendues d’eau et jettent les navires à la côte, ni des bourrasques de neige. Les voyageurs aux États-Unis ne s’arrêtent pas à ces choses, et plus d’un préfère encore, surtout pendant les mois chauds, la voie des lacs à celle du chemin de fer. Quand on s’embarque en troupes nombreuses et gaies, on danse le soir sur le pont au clair de lune ; on chante, on fait de la musique, on devise sans souci des heures, les jeunes filles sont courtisées librement ; la flirtation règne à bord dans toute son indépendance. ”
