Résumé

L. Simonin Les Deux Rivales de l’ouest américain - Chicago et Saint-Louis

Depuis, New-York est devenue une ville d’un million d’âmes, et le flot des immigrans lui a fait perdre ou du moins a beaucoup atténué son premier caractère. Saint-Louis n’a pas encore perdu le sien, et la bonne société y est fière du cachet de distinction qu’elle a su conserver. Ses salons ne s’ouvrent pas du reste aisément au voyageur ; on n’est plus ici à Chicago, où les facilités de relations se ressentent de la familiarité des coutumes, et où l’on entre en conversation avec vous dans la rue, dans un lieu public, sans vous connaître.
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L. Simonin Les Deux Rivales de l’ouest américain - Chicago et Saint-Louis

Si mes hôtels sont moins somptueux, j’y enregistre autant de voyageurs. Ma population croît plus vite que la vôtre. Je suis comme Babylone et Ninive, comme Thèbes et Memphis dans l’antiquité, comme Londres, comme Pékin aujourd’hui, une grande ville sur un grand fleuve. J’égalerai ces reines des temps anciens, ces reines des temps modernes. Ce n’est pas New-York sur la mer qui sera un jour la grande métropole de l’Union, c’est moi. Je suis à plusieurs centaines de milles des embouchures du Mississipi.
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L. Simonin Les Deux Rivales de l’ouest américain - Chicago et Saint-Louis

Tout ce mouvement donne aux quais de Saint-Louis une animation particulière. Si ce n’est pas le même spectacle que celui d’un vaste port de mer qui expédie des flottes dans le monde entier comme New-York, on n’en sent pas moins qu’on est dans une métropole intérieure, le plus grand port du plus grand fleuve de l’Amérique. Quand le steamboat lève l’ancre, le coup d’œil est non moins saisissant. Les voyageurs, groupés dans les galeries extérieures, saluent leurs amis restés au rivage.
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