Élisée Reclus,
Le Mississippi, études et souvenirs
“ III. L’embouchure de l’Ohio inaugure dignement cette grande plaine d’alluvions. Là, le voyageur pourrait se croire transporté dans la mer au milieu d’un archipel. De quelque côté qu’il dirige son regard, il voit de vastes étendues d’eau allant se perdre vers l’horizon : au nord-ouest un bras du Mississipi, au nord un bras non moins large, à l’est le puissant Ohio, au sud le vaste canal où viennent se mêler les eaux de tous ces confluons. Les pointes et les îles vertes apparaissent dans le lointain comme les rives indécises d’un lac ou plutôt comme des forêts flottantes. ”
