Raymond Thomassy

Résumé

Raymond Thomassy Géologie pratique de la Louisiane (1860)

Outre son utilité financière et politique, l'hydrographie de la Louisiane deviendrait l'auxiliaire de sa géologie ; ce qui assurerait d'autant mieux le grand résultat pratique que le pays demande à ces deux sciences, savoir : le dessèchement et l'assainissement de ses marais.
La Louisiane, pour nous tous, c'est moitié la France, moitié l'Amérique, les deux pays qu'aiment le plus au monde bien des voyageurs désireux de s'y établir et dignes de s'entendre pour y marcher d'un même pas au même but.
Source : Gallica

Raymond Thomassy Géologie pratique de la Louisiane (1860)

Le Mississipi aux rives sablonneuses fonctionne exactement comme ce baril : immense puits absorbant où disparaissent des masses d'eau incalculables, au fur et à mesure de leur exhaussement. Tant que la crue dure, la pression de la colonne du fleuve retient et pousse même dans les sables riverains ces eaux sorties du lit fluvial ; mais, à la baisse des eaux, c'est l'inverse qui a lieu. Les eaux absorbées tendent à rentrer dans le fleuve, et s'y dégorgent en entraînant parfois des quantités de sable d'un volume presque égal au leur.
Source : Gallica

Raymond Thomassy Géologie pratique de la Louisiane (1860)

A l'instar des soulèvements sous-marins qui donnent un plancher à l'activité des Madrépores, les îles de boue, grâce à l'adhérence de leur sol, se changent aussi en théâtres de formations coquillières. Les huîtres s'y attachent de préférence et y forment leurs bancs ; de sorte que les rives du fleuve, en avançant dans le golfe, se composent le plus souvent de positions fermes et solides, alternant avec des prairies tremblantes. Sur le contour extérieur de ces fonds coquilliers se déposent aussi les sables marins : ce qui donne bien l'idée d'un cordon littoral en cours de formation.
Source : Gallica

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