Prudent Forest, Voyage aux États-Unis de l'Amérique en 1831 (1834)
“ Parti du Hâvre dans le mois de mars, dans cette saison glacée où en France la nature était couverte de frimats le lecteur peut se faire une juste idée de la vive émotion que j'éprouvais en contemplant la beauté de la végétation sous le ciel d'Amérique. Les bords du Mississipi, depuis son embouchure, et jusqu'à la Nouvelle-Orléans, ne sont cavés par aucune ravine. Des forêts immenses, peuplées d'arbres dont la plupart étaient d'une espèce qui m'était inconnue, et d'une grosseur prodigieuse, attestaient que jamais la cognée de l'homme n'avait passé par-là. ”
