Gaston du Boscq de Beaumont

Résumé

Gaston du Boscq de Beaumont Le Tour du monde

Ils l’imaginent, sans doute, comme quelque cathédrale, une basilique immense environnée des flots — tel un mont Saint-Michel que les Anglais n’ont jamais pris — pour eux, c’est la terre sainte, une Mecque inconnue, un grand pays confus de rêves, auquel ils songent, lorsque l’orgueil saxon, parfois, devient trop lourd ; — car « l’amour de la France est resté un objet de culte pour les Acadiens, son nom est une musique à leur cœur, et son souvenir, grandissant dans la fantasmagorie du passé, s’élève jusqu’au ciel, semblable à un sommet étoilé. »
Source : Wikisource

Gaston du Boscq de Beaumont Le Tour du monde

Puis c’est le tour des Acadiens français, vivant très à l’écart et repliés sur eux-mêmes, dans l’amertume de leurs souvenirs, et enfin les Indiens nomades, premiers possesseurs de ce sol tant disputé.
Toutes ces races si diverses, venues des profondeurs de l’Histoire, n’ont pas oublié leur passé sanglant, et vivent ainsi, sans se mêler, côte à côte, unies seulement dans leur commun amour pour la petite île sauvage et libre dont elles ne franchiront jamais l’horizon borné.
Source : Wikisource

Gaston du Boscq de Beaumont Le Tour du monde

On avait bien entendu parler des Acadiens d’autrefois, d’un petit peuple pacifique arraché en pleine paix à ses foyers, dépouillé de tous ses biens, entassé dans des cales de navires et dispersé sur toutes les mers pour y périr, mais le monde se souvenait d’eux comme d’une grande traînée de sang aperçue un soir dans le ciel serein et aussitôt cachée pour toujours par d’épais nuages noirs.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature