Jean le Rond d’Alembert,
L’Encyclopédie, 1re éd.
“ Supposons un tuyau d’orgue ouvert, il est certain que tant que ce tuyau demeurera ouvert, & tant que le soufflet fournira de vent ou d’air, le tuyau rendra le son, qui est l’effet propre de l’état & de la situation où se trouvent les parties par lesquelles l’air passe. Il en est de même de la flûte ; tant que celui qui en joüe y souffle de l’air, on entend le son propre au trou que les doigts laissent ouvert : le tuyau d’orgue ni la flûte n’agissent point, ils ne font que se préter à l’air poussé, & demeurent dans l’état où cet air les trouve. ”
