Daniel Fleuret

Élements biographiques

Daniel Fleuret Revue Musicale de Lyon 1904-01-05…

Il se réclame de l’architecture par la pureté de ses lignes, la juste mesure de ses proportions. La mécanique y est représentée par la précision des mouvements, l’ingénieuse complication des différentes pièces qui le composent. L’orgue est un tout complexe, une machine aux rouages compliqués, un grand corps animé d’un souffle, d’une vie surnaturelle.
D’abord, à la base de l’instrument, la soufflerie qui emmagasine l’air et en fait d’abondante provisions qu’un utile intermédiaire portera selon les besoins à la demeure où reposent les tuyaux inertes et muets.
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Daniel Fleuret Revue Musicale de Lyon 1904-01-05…

C’est le sommier qui reçoit le souffle vivifiant, le divise dans ses flancs profonds, le repartit entre chacune des familles qu’il doit alimenter et l’envoie enfin jusqu’à la bouche des tubes sonores qu’il porte sur son sein, tandis que les registres dociles à la main de l’organiste lui ouvrent ou lui ferment le passage, selon les sonorités et les timbres que la fantaisie de ce dernier veut mettre en jeu.
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Daniel Fleuret Revue Musicale de Lyon 1904-01-19…

Le protestantisme en France fut peu favorable à la musique religieuse, car les deux réformateurs Zwingle et Calvin supprimaient l’usage de l’orgue dans les temples. Au contraire, en Allemagne, Luther, bon musicien lui-même, avait compris l’importance de l’orgue dans le culte religieux. C’est pourquoi, suivant les principes posés par le docte réformateur, cet instrument prit une importance extraordinaire, car il fut chargé d’accompagner les masses chorales et le chant des fidèles. Aussi l’Allemagne, plus que tout autre pays, fut propice au développement de l’orgue.
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