Résumé

Daniel Fleuret Revue Musicale de Lyon 1904-01-05…

Il se réclame de l’architecture par la pureté de ses lignes, la juste mesure de ses proportions. La mécanique y est représentée par la précision des mouvements, l’ingénieuse complication des différentes pièces qui le composent. L’orgue est un tout complexe, une machine aux rouages compliqués, un grand corps animé d’un souffle, d’une vie surnaturelle.
D’abord, à la base de l’instrument, la soufflerie qui emmagasine l’air et en fait d’abondante provisions qu’un utile intermédiaire portera selon les besoins à la demeure où reposent les tuyaux inertes et muets.
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C’est le sommier qui reçoit le souffle vivifiant, le divise dans ses flancs profonds, le repartit entre chacune des familles qu’il doit alimenter et l’envoie enfin jusqu’à la bouche des tubes sonores qu’il porte sur son sein, tandis que les registres dociles à la main de l’organiste lui ouvrent ou lui ferment le passage, selon les sonorités et les timbres que la fantaisie de ce dernier veut mettre en jeu.
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Il faut aussi mentionner le tscheng des chinois, l’un des types primitifs de l’instrument ecclésiastique. Cet orgue primitif était composé de vingt tuyaux de bambou alimentés par un réservoir rempli d’air. N’oublions point la margrapha des Israëlites, capable de produire cent sons différents.
Roi des instruments par son origine, il l’est aussi par sa structure. L’orgue appartient à tous les arts. Il en est la synthèse. La variété infinie des sons, l’harmonie prodigieuse qui s’en échappe lui donnent la première place au point de vue musical.
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