Daubenton, Tarin, Vandenesse, d’Alembert, Formey

Résumé

Daubenton, Tarin, Vandenesse, d’Alembert, Formey L’Encyclopédie, 1re éd.

L’ascension de l’eau dans les tuyaux capillaires est un phénomene, dont l’explication embarasse fort les philosophes. Mettez dans l’eau l’un des bouts d’un petit tuyau ou d’un petit tube ouvert des deux côtés, & l’eau s’élevera à une hauteur sensible dans le tube où elle demeurera suspendue : de plus plongez dans le fluide plusieurs tubes capillaires, dont l’un soit d’un diametre beaucoup plus petit que l’autre ; l’eau montera beaucoup plus haut dans le petit tube capillaire : son élévation sera en raison réciproque du diametre des tubes.
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Daubenton, Tarin, Vandenesse, d’Alembert, Formey L’Encyclopédie, 1re éd.

Supposé qu’on eût trouvé que la force d’un anneau de verre fût en raison constante avec son diametre, on n’en pourroit pas conclurre qu’une colonne du fluide d’un poids proportionnel à cette force, seroit suspendue par son moyen. On voit bien qu’un corps solide tiré en en-haut par une force égale à son poids, ne sauroit tomber : mais si ce corps est fluide, ses parties étant détachées les unes des autres, il faut faire voir qu’elles se soûtiennent mutuellement.
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Daubenton, Tarin, Vandenesse, d’Alembert, Formey L’Encyclopédie, 1re éd.

Le corps humain est une machine hydraulique ; & dans le nombre presqu’infini de tuyaux qui le composent, celui des capillaires est sans comparaison le plus grand ; & c’est par conséquent la connoissance de cette espece de tuyaux qui nous intéresse le plus.
M. Carré, aidé de M. Geoffroy, dit avoir fait sur les tuyaux capillaires les expériences suivantes. 1°. l’eau s’étant élevée au-dessus de son niveau dans un tuyau capillaire, si ensuite on pompe l’air aussi exactement qu’il soit possible, elle ne redescend point ; au contraire elle monte encore un peu : 2°.
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