Résumé

Charles Boissay Le Second Tunnel sous la Tamise

Je l’ignore ; toujours est-il que, lorsque j’ai visité le tunnel de la Tour, cet ingénieux système de locomotion n’existait plus : un incommode escalier de bois descend au fond du puits, là il faut s’engager à pied dans le tunnel ; ce n’est point une galerie de brique spacieuse comme le tunnel de Brunel, c’est un interminable tuyau de fer, peint en blanc, à peine assez haut pour qu’un homme de grande taille passe sans s’y courber (encore doit-il ôter son chapeau) ; les passants ne peuvent se croiser qu’en montant sur les parois déclives de ce cylindre creux
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Charles Boissay Le Second Tunnel sous la Tamise

LE SECOND TUNNEL SOUS LA TAMISE Avant d’avoir parcouru la Tamise, je ne m’expliquais pas pourquoi les Anglais avaient creusé un tunnel sous son lit au lieu d’en réunir les rives par un pont ; mais, quand j’eus vu de mes yeux le nombre prodigieux de navires à la haute mâture qui sillonnent incessamment le fleuve depuis le pont de Londres jusqu’à la mer, je compris que la construction d’un pont tournant était impossible dans cette partie de la Tamise, car il aurait entravé la navigation sans améliorer sensiblement la viabilité terrestre, puisqu’il aurait dû rester presque toujours ouvert.
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Charles Boissay Le Second Tunnel sous la Tamise

Les voyageurs peuvent toujours passer sous la Tamise pour un penny ; mais, depuis 1870, c’est en wagon qu’ils vont, en deux minutes, de Wapping à Rotherhithe ou de Rotherhithe à Wapping.
Au point de vue de l’art de l’ingénieur, ce tunnel de Brunel est une œuvre magnifique, mais, financièrement, il a été la cause d’un épouvantable désastre.
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