Charles Boissay, De Paris à Vaucouleurs à vol d’oiseau…
“ Un souffle extraordinaire nous tord par ce clair soleil, un vent froid et dur nous coupe le visage et nous entendons ce vent hurler sinistrement au-dessous de nous, le ballon tourbillonne, la nacelle se balance par un véritable mouvement de tangage, et notre capitaine ajoute : « J’en suis à ma huit cent quatre-vingt-quatrième ascension et jamais je n’avais vu ça. » Tranquille comme dans son salon, madame H... nous dit de sa voix la plus calme : « Ce balancement serait charmant, s’il ne vous étourdissait un peu. » Godard contemple cette héroïque jeune femme avec une sorte de stupeur... ”
