Ivan Matzneff, Revue des Deux Mondes
“ Nous montions toujours. L’expansion progressive du gaz, produite par la diminution de la pression atmosphérique et par sa dilatation sous l’intensité des rayons solaires, nous poussait en avant. Loin de nous inquiéter de cette course verticale, captivés comme nous l’étions par les merveilles de la nature, nous nous surprîmes à aider nous-mêmes à cette surexcitation de la force sans frein qui nous emportait au plus haut de l’espace. Nous cédâmes, M. Godard et moi, au besoin impérieux de lancer par-dessus le bord de la nacelle quelques poignées de lest. ”
