Résumé

Charles Boissay De Paris à Vaucouleurs à vol d’oiseau…

Nous rasons la forêt de Vaucouleurs, et notre aérostat en épouvante tous les hôtes sauvages : d’énormes rapaces à la large envergure, des aigles et des vautours comme il n’y en a plus que dans ces vieilles et déjà lointaines forêts, partent les premiers ; ils effrayent à leur tour les ramiers, puis les innombrables petits oiseaux qui s’envolent comme une nuée gazouillante fuyant devant les oiseaux de proie qui fuient devant notre ballon.
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Charles Boissay De Paris à Vaucouleurs à vol d’oiseau…

Un souffle extraordinaire nous tord par ce clair soleil, un vent froid et dur nous coupe le visage et nous entendons ce vent hurler sinistrement au-dessous de nous, le ballon tourbillonne, la nacelle se balance par un véritable mouvement de tangage, et notre capitaine ajoute : « J’en suis à ma huit cent quatre-vingt-quatrième ascension et jamais je n’avais vu ça. » Tranquille comme dans son salon, madame H... nous dit de sa voix la plus calme : « Ce balancement serait charmant, s’il ne vous étourdissait un peu. » Godard contemple cette héroïque jeune femme avec une sorte de stupeur...
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Charles Boissay De Paris à Vaucouleurs à vol d’oiseau…

Nous en sortons bientôt pour rentrer dans la Marne ; la nature du sol change, il devient plus vert et plus humide ; la chaleur réfléchie par la surface terrestre diminue, le ballon se refroidit, se contracte et descend. Bientôt nous entendons confusément les bruits de la terre : voix humaines, aboiements des chiens, chant des coqs, gloussement des poules, roulement des charrettes. Un élégant château apparaît au-dessous de nous et grossit rapidement ; pour la première fois nous distinguons le sens des mots : « Oh ! le ballon ! Ah ! Godard ! »
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