W. de Fonvielle

Résumé

W. de Fonvielle Revue des Deux Mondes

C’est par le sport, s’écrie-t-il, c’est par le sport que j’ai été conduit à consacrer mes capitaux, ma vie, à la navigation aérienne. J’ai commencé à me faire connaître comme écuyer et, dans le salon de mon château, j’ai suspendu bien des fois le prix de grandes luttes sportives. Mais, qu’il soit à cheval, à bicyclette ou en automobile, jamais le coureur ne cherche à réaliser autre chose que le mouvement le plus libre et le plus rapide qu’on puisse atteindre. Quel mouvement plus libre et plus rapide que le vol des oiseaux ? Que peut rêver de plus impétueux l’imagination vagabonde ?
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W. de Fonvielle Revue des Deux Mondes

Il serait certainement descendu de l’aérostat qui aurait eu la gloire de lui donner le baptême de l’air, enrichi de pensées que son fertile cerveau n’avait pas encore conçues, il aurait entendu des harmonies qui ne paraissent pas destinées à une oreille humaine.. Matériellement on ne s’approche pas de Dieu, car la distance à laquelle on arrive en s’écartant de la terre est insignifiante. Et pourtant le monde aérien semble l’antichambre du monde éternel ! N’est-ce point là qu’on apprend à bien vivre et, par conséquent, à bien mourir ?
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W. de Fonvielle Revue des Deux Mondes

À l’époque où les ballons furent inventés, on ne connaissait d’autre moyen de transport mécanique que les chevaux ou les navires. La vitesse des vents excitait alors l’admiration de tous les mortels. On considérait comme la solution d’un immense problème, d’un intérêt suprême, urgent, la découverte d’un procédé pour profiter de toute leur vitesse, dans la région où rien n’entrave leur allure. Mais, depuis les Montgolfier, des inventeurs d’un incomparable génie nous ont donné les steamers, les rails, les fils télégraphiques et même la télégraphie sans fil, la bicyclette et l’automobile.
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