Résumé

Henry de Graffigny La navigation aérienne : ouvrage illustré de huit gravures (1933)

Mais qu'on délivre l'appareil de ses liens, qu'on l'abandonne librement dans l'atmosphère : à l'instant même tout s'apaise pour ceux qui occupent sa nacelle, le calme le plus complet succède aux plus violentes secousses, l'aérostat emporté par l'ouragan le plus rapide semble voguer au sein d'une atmosphère subitement figée, et, sauf lorsqu'il passe d'une couche d'air animée d'une grande vitesse de translation dans une autre circulant moins rapidement, on ne ressent aucune sensation de vent.
Source : Gallica

Henry de Graffigny La navigation aérienne : ouvrage illustré de huit gravures (1933)

Un ballon que l'on veut rendre mobile dans toutes les directions, quel que soit le côté d'où souffle le vent, doit lutter contre celui-ci, ou plus exactement contre la force qui entraîne l'appareil en équilibre dans l'air. Le vent n'existe pas pour l'aéronaute en tant que force sensible, puisque le ballon fait corps avec la masse d'air
qui l'entraîne, mais qui fait fuir plus ou moins vite sous ses pieds la terre comme un radeau immense, emportant loin de lui montagnes, rivières, villes et villages, et avec eux le point qu'il voudrait atteindre.
Source : Gallica

Henry de Graffigny La navigation aérienne : ouvrage illustré de huit gravures (1933)

Il résulte de ces considérations que la condition essentielle à réaliser pour rendre un ballon dirigeable consiste à le pourvoir d'un appareil propulseur assez énergique pour qu'il puisse avancer avec une vitesse supérieure à celle des vents traversant l'atmosphère, de façon qu'il puisse toujours gagner un point déterminé du sol qui semble fuir sous la nacelle. Or cette vitesse dépasse rarement 15 mètres par seconde. Par conséquent, si un aérostat possède un moyen de propulsion lui assurant cette vitesse de déplacement, il demeurera fixe au-dessus du point de la terre d'où il se sera élevé.
Source : Gallica

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