Gaston Tissandier

Gaston Tissandier

Résumé

Portrait de Gaston Tissandier Gaston Tissandier La Navigation aérienne

La colombe d’Archytas, colombe mécanique, s’élevoit peut-être assez haut, et voloit sans doute, dans une durée de temps déterminée, par celle de l’action du rouage, ou des autres ressorts, mais comment se remontoit-elle, ou, quel que fût le principe de son mouvement, jusqu’où se souteuoit son vol ? C’est ce qu’on nous laisse à deviner. Si dans le vaste océan de l’air, comme sur celui qui nous est familier, c’est le vent qui doit suppléer aux rames, qu’est-ce qui pourra suppléer au vent, dans ces calmes soudains où l’air, sans la moindre agitation, fait à peine frémir une feuille.
Source : Wikisource

Portrait de Gaston Tissandier Gaston Tissandier La Navigation aérienne

Quand on veut faire marcher une voiture, on y attelle un cheval, un wagon exige une locomotive, un bateau des rameurs travaillant: l'oiseau n'a pas seulement des ailes, il produit la force musculaire qui les anime; de même, le ballon doit être remorqué par une machine faisant du travail. Que cette machine soit un moteur animé, électrique, à vapeur, à gaz, peu nous importe en théorie, mais, quelle qu'elle soit, il en faut une.
Source : Gutenberg

Portrait de Gaston Tissandier Gaston Tissandier La Navigation aérienne

Il ne paroît que deux moyens à mettre en œuvre, pour une machine volante, l’air et le feu, il faut nécessairement employer l’un ou l’autre de ces deux ressorts.
Tout l’art de l’horlogerie, qui pour calculer le mouvement le plus insensible et pourtant le plus rapide de tous (celui du temps comme nous l’appelons) est aujourd’hui porté si loin, ne trouvera jamais de ressorts qui puissent représenter ceux-là. Mais si l’on parvenoit enfin à faire voler, hommes ou machines, il y auroit peut-être autant d’art à les faire abattre à leur gré, et le vol nous surprendroit encore moins que la descente.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature