Résumé

A Gérardin Collection de mémoires sur la locomotion aérienne sans ballons (1864-1867)

Vous le voyez, messieurs, le grand oiseau mécanique que nous voulons construire, en définitive, n'aura pas seulement des ailes; il lui faut des muscles, un cœur, du sang, des vertèbres, un poumon, des aliments, sans parler de son plumage qui n'est qu'un détail. Les ailes, ce sont les plans destinés à agir sur l'air; le muscle, c'est le moteur; les os, c'est la charpente; le sang, c'est la force motrice ; le cœur, c'est le générateur; le poumon, c'est le foyer; l'aliment, c'est l'eau, c'est le combustible; le vêtement, c'est l'appropriation à nos besoins.
Source : Gallica

A Gérardin Collection de mémoires sur la locomotion aérienne sans ballons (1864-1867)

Sans doute il y a quelque part dans le crâne de ce petit engin un machiniste immatériel auquel obéissent les leviers et les courroies; appelez-le la vie, si vous voulez, l'âme, si vous osez, mais convenez que la machine et le machiniste sont deux; l'aile n'est pas plus l'oiseau que la charrue n'est le laboureur, que le vaisseau n'est le pilote, que la locomotive n'est le chauffeur, que l'homme n'est Dieu.
— Comment donc l'oiseau vole-t-il? — En appuyant sur l'air ses ailes étendues.
Source : Gallica

A Gérardin Collection de mémoires sur la locomotion aérienne sans ballons (1864-1867)

Les progrès que nous pouvons réaliser dans tout ce qui concerne la force motrice sont infiniment plus importants que les perfectionnements qu'on peut apporter aux organes du vol. On pourra voler avec des ailes imparfaites, jamais on ne volera avec un moteur trop lourd. Je suis loin de dire qu'il ne faut pas étudier la meilleure hélice, le meilleur plan d'ailes; mais je dis que c'est là une guerre d'escarmouches, que si l'on veut éviter de gaspiller ses forces et attaquer l'ennemi en face, c'est au moteur qu'il faut s'en prendre.
Source : Gallica

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