Résumé

Paul Renard Revue des Deux Mondes

Quelle que soit la solution de l'avenir en ce qui concerne les puissantes unités de notre flotte aérienne, nous sommes, sous le rapport des appareils à puissance restreinte, dans une excellente posture. Il est de mode, aujourd'hui, de crier sur tous les tons que notre infériorité ne se borne pas aux dirigeables ; qu’en ce qui concerne les aéroplanes, l’Allemagne, l’Angleterre l’emportent, ou vont incessamment l’emporter sur nous.
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Ce n’est pas faire la critique des ingénieurs allemands qui ont construit ces appareils, mais c’est la critique du système. Les carcasses des Zeppelin actuels sont incapables de résister à un choc de quelque violence, et il est impossible de les faire plus solides, car, puisque leur poids absorbe déjà plus de 30 pour 100 de la force ascensionnelle totale, si on les renforçait encore, il absorberait tout le reste, et le ballon ne s’enlèverait plus du tout. Or, la première qualité d’un aérostat, c’est de pouvoir s’élever dans l’atmosphère.
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IV Comment doit-on constituer notre flotte de dirigeables ? Il y a un point que personne ne discute plus, aujourd’hui, dans les milieux compétens, c’est la nécessité des gros volumes. 15 000 mètres cubes sont considérés comme un minimum, et on est d’accord pour se fixer aux environs de 20 000. C’est grâce à cela que nous aurons un rayon d’action suffisant, que nous pourrons nous maintenir, — non pas pour quelques instans, grâce à un effort momentané, mais d’une manière permanente, — à une hauteur suffisante pour échapper au tir ennemi.
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