P. Banet-Rivet

Résumé

P. Banet-Rivet,  À tire-d’aile

“ D’un autre côté, si le marin a certes besoin de connaître le vent, les courans, combien plus que lui l’aviateur qui, avec sa machine, n’est guère qu’un fétu que le moindre vent peut balayer ! Or l’homme qui monte le ballon libre n’a pas d’autre moteur que le vent : il est donc obligé de l’étudier dans ses causes et dans ses effets. Sans doute le vent demeurera toujours une boîte à surprises. Mais dans le ballon libre, on a tout le loisir de regarder ce qu’il y a au fond de cette boîte, tandis qu’eu aéroplane, le temps manque absolument pour discuter avec le vent et avec soi-même. ”
Source : Wikisource

P. Banet-Rivet,  À tire-d’aile

“ Et, en effet, une des plus graves difficultés auxquelles se heurte l’aviateur en plein vol, c’est l’orientation. Or, le voyage en ballon libre, c’est la leçon de géographie sur un plan en relief, non plus le plan de carton gaufré du collège, mais la terre elle-même, avec ses fleuves, ses forêts, ses vallées, ses villes. La lecture de cette sorte de carte vivante est, pour un aviateur, quelque chose comme l’anatomie pour un médecin. ”
Source : Wikisource

P. Banet-Rivet,  À tire-d’aile

“ Mais comme, en définitive, une panne de moteur, pour une raison ou une autre, est toujours à craindre, l’aviateur doit absolument apprendre à descendre en vol plané, de n’importe quelle hauteur, et, s’il est avisé, de n’importe quelle façon. Seulement, ce mode d’atterrissage, sous ses deux formes, doit, bien entendu, être étudié lentement, prudemment, progressivement, sur le champ d’entraînement lui-même et pour chaque type d’appareil. ”
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature