Résumé

James Manuel de l'aviateur : notions générales sur l'aviation… (1915)

En air calme, la sustentation résulte uniquement de la vitesse de l'appareil ; en air agité, la vitesse du vent s'ajoute à la vitesse propre de l'aéroplane ou s'en retranche, en sorte que la force R varie continuellement. Supposons que, sous l'effet d'un coup de vent, elle devienne S (fig. 12) . Si S est en avant du centre de gravité, l'appareil tend à se cabrer ; si S est à l'arrière, l'appareil pique du nez.
Il en résulte des oscillations longitudinales continuelles, que le pilote doit corriger au moyen de son gouvernail d'altitude. C'est la stabilisation longitudinale commandée.
Source : Gallica

James Manuel de l'aviateur : notions générales sur l'aviation… (1915)

Tous ces inconvénients font du rotatif un moteur délicat et qui s'use vite.
Il faut ajouter à cela que la rotation du cylindre absorbe une partie de la puissance, et que, les rotatifs produisent sur les appareils un effet gyroscopique. Une masse en rotation rapide constitue ce qu'on appelle un gyroscope. Le gyroscope a la propriété de résister quand on veut changer son plan de rotation, mais il ne résiste pas avec la même force dans toutes les directions. Il s'ensuit que les aéroplanes munis d'un rotatif vireront très facilement d'un côté, et très difficilement de l'autre.
Source : Gallica

James Manuel de l'aviateur : notions générales sur l'aviation… (1915)

Pour comprendre l'effet de cette force, il suffit de se rappeler que, lorsqu'un véhicule décrit une courbe, les voyageurs sont violemment projetés contre la paroi du véhicule située du côté de la convexité de la courbe. Le véhicule, lui-même, ne résiste au dérapage que par le frottement des roues sur le sol si c'est une voiture, par les rails si
c'est un chemin de fer, par la résistance de l'eau contre la coque si c'est un bateau.
Source : Gallica

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