Camille Flammarion,
Voyages aériens : impressions et études…
(1881)
“ En contemplant ces magnificences, j'aime à penser qu'il y a des mondes où l'homme ne rampe pas dans la poussière comme sur le nôtre, mais a établi son séjour habituel dans les régions supérieures. Peut-être le jour viendra-t-il où, dans le nôtre même, l'humanité émancipée aura su se délivrer des derniers liens et vivre enfin dans la pureté et la transparence de l'espace céleste. L'ombre du ballon se dessine, estompée sur l'océan nuageux, comme un second ballon gris qui voguerait dans les nues. L'aérostat paraît immobile, car il est emporté par le même courant que les nuages eux-mêmes. ”
