Résumé

G. de Clerval Les ballons pendant le siège de Paris… (1872)

Nous venions d'échapper miraculeusement aux périls de l'air, la main de Dieu s'était étendue sur nous; mais la position ne nous présentait que des perspectives peu consolantes; nous nous trouvions jetés sur une terre inconnue, exposés à toutes les brutalités d'un climat glacial, sans vivres, sans provisions, presque sans vêtements : le ballon avait emporté dans sa course désordonnée nos pigeons, nos dépêches, nos vivres et nos couvertures.
Source : Gallica

G. de Clerval Les ballons pendant le siège de Paris… (1872)

Grande furent, au premier abord, la stupéfaction et les appréhensions des bons habitants, qui ne furent rassurés que lorsqu'ils virent qu'il ne s'agissait point de sorcellerie; mais d'un ballon français envoyé par les assiégés de Paris. Il est évident que le ballon a fait fausse route. En attendant, ce pauvre aérostat est là couché sur le sol, à demi rempli de gaz, et
s'agitant au moindre souffle d'air avec un bruit strident comme s'il haletait épuisé de son fatigant voyage.
Source : Gallica

G. de Clerval Les ballons pendant le siège de Paris… (1872)

Mais nous planons trop loin de la terre pour que l'artillerie puisse nous faire peur ; nous entendons les balles qui bourdonnent comme des mouches audessous de notre nacelle, et, nous moquant des uhlans, des cuirassiers blancs et de tous les Prussiens du monde, nous nous laissons mollement bercer sur les ailes de la brise jusqu'au dessus de la forêt d'Armainvilliers.
Là un spectacle plein de désolation s'offre à nos veux. Les maisons, les habitations, les châteaux
sont déserts, abandonnés
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature