Résumé

François Mallet Les aéronautes, les colombophiles du siège de Paris (1909)

Mais les résultats furent loin d'être comparables à ceux obtenus par la poste aérienne, et sur plus de deux cents messagers envoyés avec des dépêches, soit de Paris, soit de Tours, une quinzaine au plus réussirent à remplir leur mission. Il faut dire pour ceux qui échouèrent, que ce ne fut pas pour la plupart d'entr'eux, par manque de courage et de ténacité ; mais les Prussiens exerçaient une telle surveillance, qu'il fallait pour réussir, non seulement des prodiges d'habileté et d'audace, mais aussi la chance du hasard.
Source : Gallica

François Mallet Les aéronautes, les colombophiles du siège de Paris (1909)

Les bois flottants dans lesquels on enfermait les dépêches n'eurent pas plus de succès. Les Prussiens éventaient tous les moyens imaginables, et les bûches recueillies par eux dans la Seine et la Marne, étaient avant d'être brûlées, réduites à l'état d'allumettes.
Tous ces moyens devaient échouer, il était réservé aux pigeons, ces oiseaux de paix que le hasard des évènements avait changés en messagers de guerre, de réussir là, où l'homme, malgré son courage et son habileté, restait absolument impuissant.
Source : Gallica

François Mallet Les aéronautes, les colombophiles du siège de Paris (1909)

Nous devons dire, dès maintenant que tous les aéronautes, professionnels, volontaires ou marins méritent la même admiration et ont droit à la même reconnaissance pour le dévouement qu'ils mirent à remplir la mission périlleuse qui leur avait été confiée, dans les moments particulièrement douloureux que traversait la Patrie.
Le premier ballon qui sortit de Paris fut le Neptune, cubant 1.200 mètres, frété par l'administration des Postes. Aéronaute, Jules Duruof, emportant 125 kilogrammes de dépêches.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature