Résumé

Gustave Marqfoy Des Réformes nécessaires en télégraphie… (1866)

Les industries monopoles ne fixent généralement pas le meilleur tarif.
L'industrie monopole, je l'ai dit, a le pouvoir arbitraire de fixer ses tarifs.
Dans son propre intérêt, elle doit appliquer le tarif qui lui rapporte le plus fort bénéfice net.
Dans l'intérêt de la consommation, elle doit choisir, sur l'échelle des tarifs applicables, celui qui répond le mieux aux besoins des consommateurs.
Par une belle loi d'harmonie économique, ces deux tarifs se confondent, le même tarif remplit le double but, et ce tarif est celui que la libre concurrence eût naturellement établi.
Source : Gallica

Gustave Marqfoy Des Réformes nécessaires en télégraphie… (1866)

Priver le Trésor public d'importants bénéfices, la population de services précieux, pour maintenir uniforme le tarif des dépêches dans toute la France, ce serait payer chèrement une fausse doctrine.
Par conséquent, puisqu'il y a un grand intérêt à établir, en Télégraphie, un tarif variable avec la puissance des lignes, l'Administration, en agissant ainsi, accomplira un acte que légitiment à la fois le fait public et la nature des choses.
Le tarif Le meilleur est toujours celui qui utilise le mieux les forces dont on dispose.
Source : Gallica

Gustave Marqfoy Des Réformes nécessaires en télégraphie… (1866)

Qu'on ne perde pas de vue l'exemple éclatant donné par les correspondances télégraphiques de Paris.
La consommation, on le sait, a un moyen admirable de faire connaître les tarifs qu'elle désire, dans l'accueil qu'elle fait aux tarifs existant. Rien n'est expressif comme les chiffres de la consommation. En rapprochant ces chiffres des considérations d'avantages, d'utilité offerts par le produit, on reconnaît bien vite si la consommation est saturée du produit ou si elle en est avide, si le tarif a atteint ses limites normales, stables, ou s'il doit être abaissé.
Source : Gallica

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