Résumé

Portrait de Auguste Laugel Auguste Laugel La Télégraphie électrique en France

La constatation de l’identité est reconnue inutile ; chaque mot comptant pour un dans l’application de la taxe, l’expéditeur peut calculer lui-même le prix de sa dépêche et l’acquitter à l’aide de timbres-dépêches. Il jette son télégramme signé et affranchi dans une boîte, comme on fait pour les lettres, et n’a pas autrement à s’en occuper. C’est là, il faut l’avouer, l’idéal qu’il faut poursuivre en matière télégraphique ; c’est le vrai moyen d’introduire dans les mœurs un moyen de correspondance qui n’est aujourd’hui que le privilège chèrement acheté d’un très petit nombre.
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C’est donc une illusion de vouloir perfectionner l’art télégraphique en remplaçant la main de l’expéditeur par une machine et en accélérant la vitesse de transmission ; il ne suffit pas d’envoyer rapidement une dépêche, il faut avant tout qu’on puisse la lire dans le récepteur. Le progrès immédiat consisterait plutôt à diminuer le nombre des signaux nécessaires pour produire une lettre de l’alphabet, puisque chacun de ces signaux exige l’envoi d’un courant électrique, et que c’est précisément le mélange de ces courans qui rend les signaux illisibles.
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Je lis dans une étude sur la télégraphie aux États-Unis, de M. Blerzy, que Cincinnati, ville d’importance secondaire, enregistre annuellement 273,750 dépêches ; n’y a-t-il pas dans nos grandes villes, dans nos ports, assez de richesse, assez d’intérêts, assez de mouvement d’affaires et de commerce pour nous permettre de penser que notre infériorité actuelle, en ce qui concerne la correspondance télégraphique, ne tient qu’au taux exorbitant des tarifs ? Qu’est-ce qu’un chiffre annuel de 8 millions de dépêches ? C’est moins d’une dépêche pour quatre habitans.
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