Résumé

Victor La Perre de Roo La poste par pigeons voyageurs pendant le siège de Paris… (1872)

Tout à coup les deux Pigeons battent de l'aile et bondissent d'un trait à 100 mètres de haut. Là ils planent et s'orientent ; ils se tournent vivement vers tous les points de l'horizon; leur bec oscille comme l'aiguille d'une boussole cherchant un pôle mystérieux. Les voilà bientôt qui ont reconnu leur route; ils filent comme des flèches. en droite ligne dans la direction de Paris !
Source : Gallica

Victor La Perre de Roo La poste par pigeons voyageurs pendant le siège de Paris… (1872)

La quatrième fois, le 18 décembre, il fit son entrée triomphale dans son colombier avec la dépêche officielle portant le n° 36, attachée à une plume de la queue; mais, hélas ! il avait été atteint par une balle prussienne qui l'avait grièvement blessé.
Voilà donc un seul Pigeon qui rentra à Paris quatre fois pendant l'hiver avec des dépêches pour les assiégés, et il y rentra une cinquième fois, au mois de février, après sa guérison, lorsqu'on lâcha aux Ormes les vingt-quatre Pigeons qui restaient encore après la capitulation de Paris et dont les services n'étaient plus réclamés.
Source : Gallica

Victor La Perre de Roo La poste par pigeons voyageurs pendant le siège de Paris… (1872)

Cela n'empêche pas que ces deux illustres nullités ont été décorées de la Légion d'honneur par M. Gambetta, pour services distingués dans les postes les plus avancés et les plus périlleux; tandis que les pauvres diables, les hommes spéciaux qui s'étaient constamment avancés, au risque de leur vie, jusqu'aux lignes prussiennes, pendant que leurs chefs jouaient au billard et fumaient des cigares, comme dit M. Gaston Tissandier dans son charmant ouvrage En ballon pendant le siège, ont été mis à la porte avec tous les honneurs dus à leur modeste rang.
Source : Gallica

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