Résumé

Portrait de Louis Figuier Louis Figuier L’Année scientifique et industrielle

Une fois là, on n’aperçoit rien autre chose qu’une prairie. Sous cette prairie s’étendent les réservoirs, que l’herbe garantit pendant l’été contre la chaleur du jour.
Pour examiner les réservoirs, il faut descendre quelques marches ; on est alors au niveau du réservoir supérieur. En regardant par-dessus une muraille, on aperçoit une immense nappe d’eau claire, calme et limpide, qui s’étend dans l’ombre à l’infini. Aucun rayon de lumière ne pénètre dans ces profondeurs, aucun bruit ne vient troubler le silence qui règne sous ces humides voûtes.
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Ils sont aujourd’hui terminés, et tout Paris peut avoir sur sa table l’eau claire, fraîche et limpide, qui arrive des vallées de la Champagne et s’emmagasine dans le gigantesque réservoir de Montsouris.
Rien au dehors n’annonce ce chef-d’œuvre immense, unique en son genre. Les voûtes qui le surmontent sont recouvertes de terre gazonnée, qui ne trahit nullement le trésor liquide qu’elle dérobe aux yeux. Un grand mur en pierre meulière borne toutes les faces du réservoir.
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Les réservoirs inférieurs sont plus profonds : ils ont 7 mètres et demi de hauteur et 5 mètres qui ne sont qu’en partie occupés par l’eau.
La contenance totale des quatre réservoirs est de 320 000 mètres cubes, ou 320 000 000 de litres d’eau. Chacun de ces réservoirs est complètement indépendant ; il a son tuyau d’arrivée et son tuyau de dégagement, de telle façon que, s’il arrive un accident à l’un d’eux, le service puisse être fait sans aucune interruption.
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