Albert Deleschamps

Résumé

Albert Deleschamps Étude physique des sons de la parole (1869)

Par le fait de l'accélération du courant d'air, le son, au lieu de conserver la même hauteur, d'augmenter d'intensité, devrait monter. Mais le larynx, en sa qualité d'instrument vivant, jouit de cette admirable propriété, dévolue à tout organe chargé d'exécuter un mouvement, d'avoir, pour ainsi dire, conscience du point précis qu'il faut atteindre et ne pas dépasser. Au moment même où la volonté détermine l'accélération du courant d'air dans le but, non de faire monter, mais de renforcer le son, les muscles de la glotte se contractent en conséquence
Source : Gallica

Albert Deleschamps Étude physique des sons de la parole (1869)

La formation et la nature des voyelles dans la voix humaine a provoqué depuis longtemps les recherches des physiciens et des physiologistes. Nous savons distinguer parfaitement les sons de deux voyelles, même alors qu'elles ont le même ton et la même intensité.
Quelle est donc la qualité qui rend cette distinction possible? C'est le timbre, c'est là ce que les recherches d'Helmoltz ont mis en pleine évidence.
.Si la voix, considérée comme son, naît dans la glotte, c'est dans le tuyau vocal et surtout dans la bouche qu'elle devient voyelle
Source : Gallica

Albert Deleschamps Étude physique des sons de la parole (1869)

Le premier mode est la succession monotone. Ici les sons qui sortent les uns après les autres conservent presque la même élévation. C'est ce qui a lieu dans la parole où l'articulation produite par les parois de la bouche s'ajoute au son de la voix et engendre les différences. Cependant il est assez rare, même dans la parole, que les sons demeurent tous au même degré d'élévation, car il y a des syllabes dont le son est plus grave ou plus aigu, ce qui constitue l'accent. « Lorsque l'homme parle, le registre des sons qu'il emploie ne dépasse guère une demi-octave » (1) .
Source : Gallica

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