Marcel Lermoyez, Physiologie de la voix et du chant… (1885)
“ C'est surtout la disparition des dents qui donne à l'émission des voyelles et plus encore des consonnes le caractère spécial de la phonation sénile. En somme, la vie d'une voix n'est qu'un lent abaissement de tonalité, brusqué à un moment par la secousse de la mue : c'est un son d'orgue qui s'aggrave à mesure que son anche grandit et son tuyau s'allonge, et qui s'affaiblit peu à peu quand son soufflet s'épuise par usure; c'est une gamme qui descend doucement du premier cri de l'enfant à la dernière plainte du vieillard. Ainsi doit se comprendre l'histoire du larynx. ”
