Résumé

Marcel Lermoyez Physiologie de la voix et du chant… (1885)

C'est surtout la disparition des dents qui donne à l'émission des voyelles et plus encore des consonnes le caractère spécial de la phonation sénile.
En somme, la vie d'une voix n'est qu'un lent abaissement de tonalité, brusqué à un moment par la secousse de la mue : c'est un son d'orgue qui s'aggrave à mesure que son anche grandit et son tuyau s'allonge, et qui s'affaiblit peu à peu quand son soufflet s'épuise par usure; c'est une gamme qui descend doucement du premier cri de l'enfant à la dernière plainte du vieillard. Ainsi doit se comprendre l'histoire du larynx.
Source : Gallica

Marcel Lermoyez Physiologie de la voix et du chant… (1885)

Intensité, hauteur, timbre sont les caractères de tout son. La vibration des lèvres de la glotte se charge de régler la hauteur de la voix : au dessous d'elle, le poumon, par la force de sa soufflerie et les dimensions de sa caisse de renforcement, lui donne son intensité; au-dessus du larynx, la voix formée se perd dans une foule de cavités sonores, à chaque instant variées de capacité et de forme, et qui la façonnent, l'harmonisent, lui créent son timbre.
Source : Gallica

Marcel Lermoyez Physiologie de la voix et du chant… (1885)

Ces tendances congestives ne sont pas absolument rares chez le jeune artiste au début de ses études, quand les efforts et les exercices sont trop prolongés. Si l'art n'intervient pas dès le commencement de ces troubles, et si le malade ne s'astreint pas à une hygiène sévère pour atténuer ces congestions de la muqueuse pharyngienne, la plus belle voix ne tardera pas à être à peu près perdue. La pharyngite dite granuleuse, bien connue et fort redoutée si justement des artistes, est l'affection la plus vulgaire de toutes celles que nous avons à décrire.
Source : Gallica

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