Résumé

Octave Gay Théorie physique de la phonation (1876)

L'expérience sur le cadavre a prouvé que les vibrations des cordes vocales satisfont à ces lois. Elle a montré qu'au moyen d'une tension graduée des cordes vocales, on peut obtenir l'échelle tout entière des sons de la voix humaine, c'est-àdire deux octaves et demie ; que, lorsqu'on augmente la force du vent, le son devient plus intense et un peu plus haut, ce qui tient à ce que les cordes, ayant perdu leur contractilité, se laissent distendre par la pression mécanique de l'air, et, par conséquent, vibrent un peu plus rapidement.
Source : Gallica

Octave Gay Théorie physique de la phonation (1876)

La physiologie n'a trouvé sa véritable voie que le jour où elle a fait l'application des lois physiques et chimiques aux phénomènes de la vie végétative et animale. Nulle part, la nécessité de l'emploi des méthodes de la physique en physiologie ne se fait sentir d'une façon plus nette que dans l'étude de la production des sons chez les animaux. Aussi, de toute antiquité, les savants qui se sont occupés de cette question, ont-ils cherché, dans la théorie des instruments sonores, l'explication de la phonation.
Source : Gallica

Octave Gay Théorie physique de la phonation (1876)

Cependant, nous devons dire ici que dans les voix il y a deux espèces de timbre : le timbre clair et le timbre sombre. Dans le timbre clair, le larynx est élevé, le tuyau sonore plus court, le porte-vent plus long, la bouche ouverte largement; ce timbre a plus d'éclat, de brillant. Exagéré, il rend la voix criarde.
Dans le timbre sombre, le larynx est abaissé, le tuyau sonore plus long, le porte-vent plus court, l'ouverture de la bouche rétrécie. Le timbre sombre a moins d'éclat, plus de force et de rondeur. Exagéré, il couvre les sons, les étouffe, rend la voix rauque.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature