Résumé

Félix Despiney Mélanges physiologiques , par Félix Despiney… (1822)

Les impressions morales et physiques auxquelles l'homme est quelquefois soumis peuvent encore servir à éclairer le mécanisme de la fièvre. Dans un bain froid, on éprouve de la pâleur, des frissons ; les vaisseaux sanguins extérieurs diminuent de capacité , le sang fuit vers l'intérieur, le cœur participe au spasme général ; delà viennent les frissons, comme dans le premier degré de la fièvre ; la réaction qui leur succède , et qui détermine la chaleur, forme le second degré. Ici la cause est évidente , les effets sont de courte durée , parce que l'impression de l'eau est passagère
Source : Gallica

Félix Despiney Mélanges physiologiques , par Félix Despiney… (1822)

La joie, la fierté, au contraire, ne se peignent jamais sur un visage sans que la tête élevée ne distende le cou ; la trachée ainsi distendue , tirée en haut , se trouve rétrécie , et le tube qui réunit le larynx à la bouche diminue d'étendue. Alors s'échappent des sons plus ou moins aigus, seules inflexions qui conviennent aux sentimens que nous avons désignés. On ne voit pas la tristesse s'exprimer par des sons aigus , et jamais le plaisir et l'amour n'emploient des sons graves. La contraction des lèvres pourrait encore faire
Source : Gallica

Félix Despiney Mélanges physiologiques , par Félix Despiney… (1822)

Quand la voix habituelle revient, c'est que la glotte a ce resserrement tel que les lames peuvent vibrer sous l'influence des expirations ordinaires. La nécessité d'inspirer une grande quantité d'air, celle de le retenir pour en pousser une cojonne capable d'ébranler les lames thyro-arythénoïdiennes largement écartées , et les contractions musculaires indispensables à l'abaissement de l'épiglotte, expliquent la grande inspiration et tous les efforts que font les gens qui se livrent à cet exercice pénible.
Source : Gallica

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