Félix Despiney

Élements biographiques

Félix Despiney,  Mélanges physiologiques , par Félix Despiney… (1822)

“ La joie, la fierté, au contraire, ne se peignent jamais sur un visage sans que la tête élevée ne distende le cou ; la trachée ainsi distendue , tirée en haut , se trouve rétrécie , et le tube qui réunit le larynx à la bouche diminue d'étendue. Alors s'échappent des sons plus ou moins aigus, seules inflexions qui conviennent aux sentimens que nous avons désignés. On ne voit pas la tristesse s'exprimer par des sons aigus , et jamais le plaisir et l'amour n'emploient des sons graves. La contraction des lèvres pourrait encore faire ”
Source : Gallica

Félix Despiney,  Physiologie de la voix et du chant (1841)

“ Il est reconnu, comme nous l'avons déjà dit, que le rapprochement des cartilages arythénoïdes est nécessaire à la formation de la voix sur le cadavre ; il en est de même pendant la vie: les expériences faites sur un grand nombre d'animaux me l'ont prouvé. Par conséquent, la phonation est un phénomène actif, dépendant de la volonté, phénomène qui exige une contraction musculaire, celle du muscle arythénoïdien. Dans l'état de repos, la glotte ne vibre pas (disons une fois pour toutes que, par glotte, nous entendons l'espace compris seulement entre les lames vocales) ”
Source : Gallica

Félix Despiney,  Physiologie de la voix et du chant (1841)

“ Les larynx vieux sont trop durs, les articulations trop peu mobiles, et le cartilage thyroïde en partie ossifié ne cède plus à la contraction musculaire. C'est précisément ce changement d'organisation qui rend tremblante, mal assurée la voix des vieillards.
Pour toutes les expériences laryngiennes, il faut absolument des larynx adultes.
En commençant à exposer le mécanisme de la phonation, j'ai affirmé que tous les sons que peut donner la voix humaine , sont exclusivement produits par les vibrations des lames vocales.
”
Source : Gallica

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