Félix Despiney

Résumé

Félix Despiney Physiologie de la voix et du chant (1841)

Il est reconnu, comme nous l'avons déjà dit, que le rapprochement des cartilages arythénoïdes est nécessaire à la formation de la voix sur le cadavre ; il en est de même pendant la vie: les expériences faites sur un grand nombre d'animaux me l'ont prouvé. Par conséquent, la phonation est un phénomène actif, dépendant de la volonté, phénomène qui exige une contraction musculaire, celle du muscle arythénoïdien. Dans l'état de repos, la glotte ne vibre pas (disons une fois pour toutes que, par glotte, nous entendons l'espace compris seulement entre les lames vocales)
Source : Gallica

Félix Despiney Physiologie de la voix et du chant (1841)

Les larynx vieux sont trop durs, les articulations trop peu mobiles, et le cartilage thyroïde en partie ossifié ne cède plus à la contraction musculaire. C'est précisément ce changement d'organisation qui rend tremblante, mal assurée la voix des vieillards.
Pour toutes les expériences laryngiennes, il faut absolument des larynx adultes.
En commençant à exposer le mécanisme de la phonation, j'ai affirmé que tous les sons que peut donner la voix humaine , sont exclusivement produits par les vibrations des lames vocales.
Source : Gallica

Félix Despiney Physiologie de la voix et du chant (1841)

Ces notes aiguës sont plus difficiles à obtenir que celles du médium ; il faut plus d'efforts dans l'insufflation. Du reste, l'expérience sur le cadavre est, ici, d'accord avec ce qui se passe dans la vie, ou les notes sur-aiguës demandent, pour leur formation, plus d'efforts de la part du chanteur que celles qui occupent une ligne moins élevée dans l'échelle musicale. L'effet de resserrement que, dans cette expérience, on obtient par les doigts ou par les pinces est déterminé, sur un larynx vivant, par la contraction graduée des muscles thyro-aryithénoïdiens inférieurs.
Source : Gallica

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