Insufflation

Définition et enjeux

Louis Seraine,  De la Santé des gens mariés, ou Physiologie de la génération de l'homme et hygiène philosophique du mariage… (1860)

“ Lorsqu'on a constaté leur insuffisance, il faut recourir à l'insufflation,
pratiquée par une personne qui applique sa bouche sur la bouche de l'enfant, de manière à faire pénétrer de l'air dans sa poitrine à diverses reprises : il est essentiel de pincer le nez-dans le moment de chaque inspiration. L'insufflation ne doit être ni trop prolongée ni trop brusque, et on doit, après avoir poussé une petite quantité d'air, s'arrêter et presser la poitrine, pour simuler l'expiration et chasser l'air introduit.
”
Source : Gallica

F.-A. Niaudet,  Un peu de tout ce qu'il est bon de savoir… (1868)

“ Si vous n'apercevez pas le retour de la vie après cinq minutes de ces tentatives, recourez à l'insufflation pulmonaire, moyen vraiment héroïque. A défaut d'instruments, appliquez votre bouche sur celle du noyé, tandis que vous pincez le nez, et tâchez de faire pénétrer l'air dans ses poumons. Pourtant ne soufflez pas trop fort, - car une insufflation violente serait dangereuse. En même temps, une autre personne, imitant les mouvements d'aspiration et d'expiration, comprimera doucement et alternativement la poitrine et le
bas-ventre.
”
Source : Gallica

Charles-Albert Vibert,  Précis de médecine légale (8e édition… (1911)

“ Néanmoins, comme il peut arriver à la rigueur que la mère pratique elle-même l'insufflation sur son enfant, on a cherché comment on pourrait distinguer les poumons insufflés de poumons ayant respiré.
L'insufflation fait rarement pénétrer l'air dans toutes les parties des poumons, en sorte que ces organes présentent des îlots déprimés, encore à l'état fœtal.
”
Source : Gallica

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