Ludovic O’Followell

Élements biographiques

Ludovic O’Followell,  Le Corset

“ « Gloire au corset, fût-il un engin martyrisant, qui nous épargne de pénibles contemplations, et la vue des ventres ballonnés, des poitrines trop opulentes ou illusoires, et qui nous dupe, bien que nous n'ignorions pas que nous soyons dupés ! Gloire à ces vêtements, tout en fioritures et merveilleusement truqués, qui remédient aux ravages physiques, qui vont fatalement avec l'excès de la civilisation. » La vraie manière du costume d'être esthétique, c'est, il faut bien l'avouer, d'être le plus fécond en artifices. ”
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Ludovic O’Followell,  Le Corset

“ À minuit, une heure, deux heures du matin, vous êtes en proie à un malaise quelquefois tellement angoissant que vous croyez que c’est la fin. Torturée par des pincements, déchirements, dans la région du cœur, qui palpite et s’affole, menace d’éclater, vous ressentez des aigreurs, des brûlures à l’estomac et à la gorge, vous vous asseyez, vous vous levez, vous vous recouchez, tournez et retournez dans votre lit comme jadis sur son gril devait faire le martyr saint Laurent rôti par des charbons ardents. ”
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Ludovic O’Followell,  Le Corset

“ Et il est heureux que l’amour ne soit qu’un piège tendu à l’individu, car si la nature ne disposait pas de ce piège comment maintiendrait-elle la perpétuité de l’espèce. La femme perd en effet le sentiment de la maternité, elle ne fait du reste que suivre les leçons de l’homme qui lui a démontré qu’en amour il n’y avait plus ni cause austère, ni but grandiose. L’homme a dénaturé à son profit l’attrait des sexes, il a faussé, tourné en gaudriole l’acte de reproduction, la femme l’a cru... ”
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