Résumé

Léon Gosselin Leçons sur les hernies abdominales… (1865)

Ce qui frappe surtout, quand on approfondit ce sujet, ce sont les différences qui existent entre la hernie inguinale et la hernie crurale. La hernie inguinale parcourt un canal interaponévrotique bien défini et non contesté, la crurale parcourt un trajet aponévrotique trop court pour mériter le nom de canal crural. Lorsqu'il existe une distance réelle entre un orifice supérieur et un inférieur, alors ce n'est pas un canal fibreux naturel que la hernie a parcouru, c'est un canal accidentel qu'elle a créé elle-même, et ce canal est bien plus celluleux que fibreux.
Source : Gallica

Léon Gosselin Leçons sur les hernies abdominales… (1865)

Il est vrai qu'il y a ici une cause d'erreur. A la rigueur la douleur de la péritonite peut se faire ressentir jusqu'au voisinage des parties profondes d'une tumeur inguinale, qui n'est pas une hernie étranglée. La pression dans ce point peut même éveiller ou exaspérer cette douleur; c'est pourquoi, si d'autre part les vomissements sont devenus fécaloïdes, si le ventre est ballonné, si surtout on a employé sans succès les moyens conseillés contre l'étranglement interne, il est difficile de se défendre de l'opinion qu'il s'agit d'un étranglement herniaire.
Source : Gallica

Léon Gosselin Leçons sur les hernies abdominales… (1865)

D'abord, y a-t-il une anse intestinale dans la tumeur ou n'est-ce qu'une épiplocèle? II est certain que l'intestin fait partie de la hernie, si, lorsque l'on presse sur la tumeur, on sent qu'elle s'affaisse, si cette diminution de volume est accompagnée de gargouillement et si la toux ramène le volume que l'on avait constaté primitivement. Mais souvent l'épiploon est tellement volumineux ou tellement induré, et l'anse d'intestin est elle-même si petite, que la main ne peut apprécier, ni la diminution, ni l'augmentation de volume dont nous venons de parler.
Source : Gallica

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