Résumé

Paul Rauge Sur la physiologie normale et pathologique des muscles du larynx (1890)

On semble même, pour ce fait, accuser parfois la nature d'une sorte d'imprévoyance, que paraissent justifier les accidents d'asphyxie laryngée qu'on attribue trop aisément à de prétendues paralysies du muscle dilatateur (Gerhardt, Rosenbach, Semon) .
En réalité, pour assurer l'ouverture permanente du larynx, la nature a mieux fait que lui donner des dilatateurs de rechange : elle lui a permis, en restant béant de lui-même, de se passer entièrement des muscles, pour suffire à sa plus importante fonction.
Source : Gallica

Paul Rauge Sur la physiologie normale et pathologique des muscles du larynx (1890)

A l'exemple de Jelenffy, j'ai pratiqué mes préparations sur le larynx
du bœuf, qui est incontestablement préférable à celui de l'homme, pour l'étude des petits détails : il en reproduit d'ailleurs chaque élément avec une fidélité surprenante ; c'est proprement un larynx humain amplifié, sans déformation sensible des cartilages, sans adjonction ni suppression d'aucun faisceau musculaire important, et l'on peut, sans crainte d'erreur, conclure de l'un à l'autre.
Source : Gallica

Paul Rauge Sur la physiologie normale et pathologique des muscles du larynx (1890)

Or, si l'on veut se rappeler les attributions presque exclusives que nous avons assignées plus haut au crico-aryténoïdien postérieur pour assurer la rétro-fixation de l'aryténoïde, on ne saurait douter que la déformation glottique précédente n'indique avec la plus parfaite évidence la disparition fonctionnelle de ce muscle : la chute en avant du cartilage, abandonné par lui et livré aux tractions antagonistes qui l'entraînent sans résistance, représente l'expression laryngoscopique la plus nette de cette inactivité musculaire.
Source : Gallica

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