Charles Millevoye, Oeuvres complètes de Millevoye… (1837)
“ En achevant ces mots, l'immortelle Thétis S'éloigne, et laisse Achille à sa vague furie. Ulysse de Chrysès découvre la patrie, Fait abaisser la voile, et, redoublant d'ardeur, Les rameurs ont du port gagné la profondeur ; L'ancre a mordu la terre, et le robuste câble Se tend en frémissant, alongésur le sable. Les Grecs touchent la rive, où leurs tributs épars Du divin sagittaire appellent les regards, Cependant que, du haut de la poupe rapide, La jeune Chryséis descend belle et timide. ”
