Résumé

Portrait de Strabon Strabon Géographie de Strabon. III. Livres XIII-XVII (1867-1890)

Passé le golfe Acathartos, on atteint l'île Ophiôdès, ainsi nommée du grand nombre de serpents qu'elle nourrissait, avant que le roi Ptolémée II, tant pour prévenir les cas de piqûre et de mort devenus trop fréquents parmi les équipages qui y abordaient, que pour donner toute sécurité aux chercheurs de topazes, l'en eût tout à fait purgée. La topaze est une pierre transparente qui a les reflets fauves de l'or, si bien que, le jour, aux rayons trop ardents du soleil2, elle n'est pas facile à apercevoir ; la nuit, au contraire, rien n'empêche ceux qui la cherchent de la bien voir.
Source : Gallica

Portrait de Strabon Strabon Géographie de Strabon. III. Livres XIII-XVII (1867-1890)

Souffler le feu, et y jeter soit un corps mort, soit de la fiente de bestiaux, sont autant de sacrilèges qui seraient punis de mort à l'instant. S'agit-il de l'eau, ils se transportent au bord d'un lac, d'un fleuve ou d'une fontaine, puis, creusant une grande fosse à côté, ils égorgent la victime juste au-dessus de cette fosse, en ayant bien soin que pas une goutte de sang ne se mêle à l'eau qui est là auprès et qui en serait souillée.
Source : Gallica

Portrait de Strabon Strabon Géographie de Strabon. III. Livres XIII-XVII (1867-1890)

Les chasseurs, après les avoir vus entrer, ferment tout doucement le passage et ne le rouvrent plus que pour introduire dans l'enclos les plus forts et les plus vaillants de leurs éléphants de combat, qui doivent les aider à vaincre les éléphants sauvages, affaiblis déjà par la faim. Quand ils voient ceux-ci presque épuisés, les plus hardis d'entre les cornacs se laissent couler, sans faire de bruit, sous le ventre de leurs montures, et, s'élançant de là comme d'un fort, ils passent sous le ventre de l'éléphant sauvage et lui lient fortement les jambes.
Source : Gallica

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